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 ( cry, baby, cry. )

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Lise

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MessageSujet: ( cry, baby, cry. )   Jeu 26 Mai - 17:42

Gael était parti plus tôt que lui, ce matin. Alexis devait théoriquement commencer ses répétitions plus tard, et Gael l’avait laissé dormir. Allongé sur le ventre, le cadet ne dormait en fait pas. La couverture était nonchalamment posée sur son dos, le couvrant qu’aux trois-quarts. Le brun avait les bras pliés sous son oreiller, et cherchait le sommeil, les yeux clos. Puis son réveil sonna. Alexis se redressa légèrement, et l’actionna pour l’empêcher de sonner à nouveau. Les minutes passèrent, une vingtaine, avant qu’il ne se lève. A moitié endormi, mais trop réveillé que pour replonger dans les bras de Morphée, Alexis glissa une main sur sa nuque avant de se rendre dans la petite cuisine de leur appartement. Elle avait été aménagée par Gael, de sorte que l’espace restreint était totalement optimisé. Alexis se cogna contre la table fixée au mur, et jura doucement d’une voix endormie en se frottant la hanche, où il aurait certainement un bleu d’ici quelques minutes. Toujours en se frottant la hanche, le brun se fit couler un café dans lequel il versa trop de lait, et glissa un sucre de plus que d’habitude. Il ne prit rien à manger, comme souvent, et alla s’installer dans le canapé. Son téléphone sonna quelques deux heures plus tard, il ne décrocha pas. Il regardait sans les voir les images qui défilaient à la télévision. Le brun avait laissé sa tasse vide sur la table basse, et s’était enroulé dans un plaid qu’il avait trouvé dans une petite armoire du salon, également confectionnée par Gael. Il s’endormi vers midi, pour ne se réveiller que par le bruit de son téléphone, et la sonnerie spéciale qu’il avait attribué à Gael. « Je termine dans une heure, on rentre ensemble ? » Alexis fit la grimace, avant de taper rapidement une réponse. « Je suis déjà à la maison. » Il se leva, s’étira et attrapa sa tasse de café. Le plaid était abandonné sur le canapé, et le brun allait nettoyer sa tasse et sa cuillère, qu’il laissèrent trainer sur l’égouttoir. Toujours vêtu de son unique boxer, pour dormir, le brun décida enfin de prendre une douche. Elle fut courte, il voulait être habillé avant que Gael n’arrive. Le brun se rendit ensuite dans leur chambre, et ouvrit en grand les rideaux et les fenêtres. Il ne voulait pas que Gael sache qu’il avait passé toute la journée à dormir et ne rien faire. Conscient que son frère s’inquiétait trop pour lui, Alexis préférait lui mentir. Il retourna dans le salon et ouvrit la fenêtre aussi, avant de replier le plaid et de le ranger. Il se rendit alors compte qu’il avait d’autres messages sur son téléphone. « Déjà à la maison ? » Alexis hésita, mais ne répondit pas. « Alex, t’es où ? On a besoin de répéter notre scène ! » Aleya. Alexis lui répondit qu’il ne se sentait pas bien, qu’il serait là demain. Il laissa tomber son téléphone sur le canapé, avant de s’y laisser tomber également. Il avait enfilé un pantalon de sport, ample, confortable, et un t-shirt. Une tenue habituelle pour Gael, pas pour lui. D’ailleurs ces fringues étaient à Gael, pas à lui. Il aimait bien porter les vêtements de son frère, il se sentait plus proche de lui. Le danseur se recroquevilla sur lui-même alors que son regard était posé sur la télévision. Il était enveloppé de l’odeur de son ainé, et s’en satisfaisait très bien. En sécurité entre les quatre murs de leur appartement, le jeune homme n’avait besoin de rien, contrairement à ce que disait Gael. Il allait très bien, ici. Du moment qu’il restait ici.
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Co.

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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Sam 4 Juin - 17:22

En se levant, ce matin-là, Gael avait hésité avant de déposer son habituel baiser sur la tempe d’Alexis, alors qu’il effectuait ce geste tous les jours. Mais par peur de le brusquer, il ne fit que caresser quelques mèches, avant de se lever et de remonter le drap sur les épaules de son jumeau et de quitter la pièce. Suivant sa routine habituelle, il s’était rapidement préparé après un petit-déjeuner plutôt lourd, tout le contraire de son frère. Gael était un bon mangeur, et il ne supportait pas la faim. Il partit sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Alexis, toujours endormi, et se rendit tout aussi rapidement sur son lieu de travail. En marchant pour rejoindre l’Opéra, il slaloma entre les touristes matinaux qui l’ennuyaient déjà. Gael était de ces Parisiens toujours pressés qui ne perdaient pas leir temps à regarder autour d’eux. C’est seulement arrivé à l’intérieur, après avoir montré son badge, qu’il leva les yeux. Le lieu l’envoutait toujours autant et les décors, sublimes, le calmaient instantanément. Gael adorait son travail, et rejoint ses collègues déjà arrivé avec le sourire aux lèvres. Il fut assigné à la construction d’un escalier à roulettes, qui devait se terminer par un faux balcon, et sans plus tarder il prit connaissances des plans pour pouvoir s’y atteler.

Il ne vit pas le temps passer, ne prenant d’ailleurs pas la pause méridienne obligatoire comme souvent – raison de plus à manger comme un ogre au petit-déjeuner. C’est sur le coup de seize heures, sentant la fatigue s’insinuer dans ses muscles, qu’il sortit son portable pour envoyer un message à son jumeau. La réponse le surprit et aussitôt, Gael lui demanda des explications qui ne vinrent pas. Il mordit sa lèvre, retira les petites sciures de son front en y passant la main et dut serrer les dents une heure de plus, sans aucune réponse de la part d’Alexis, pour s’empresser de rentrer chez lui.

Le chemin fut plus long que d’habitude, horriblement plus long, et Gael eut le temps de se ronger trois fois les sangs. Il pensa un instant qu’il aurait été prévenu, si son frère avait été renvoyé de l’entraînement car trop faible, et redouta qu’en fait, il n’y soit tout bonnement pas allé du tout. Le jeune homme maudit les transports toujours trop lents à son goût, puis sortit du métro presque en bousculant les passants. Il sortit ses clés pour ouvrir la porte qu’il avait verrouillée le matin même. Gael verrouillait toujours derrière lui, même si Alexis était toujours à l’intérieur, une précaution jamais trop inutile à son goût. « Alex ? » l’appela-t-il en rentrant dans leur appartement. Il claqua la porte pour y faire de nouveau jouer ses clefs, avant de se rendre au salon. La télévision était allumée, et Alexis sur le canapé la regardait sans la voir. L’aîné fronça les sourcils, incapable de contenir son inquiétude, et s’accroupit devant son frère. Il ne dit rien, se contenta de maintenir son visage à la hauteur du sien pour attraper son regard et le scruter. Là, à l’abri dans leur cocon, Gael pouvait avoir tous les gestes qu’il voulait mais quelque chose retint ses mains de partir aussitôt sur le corps de son âme sœur. De peur de le brusquer. Comme si Alexis s’était changé depuis en animal sauvage qu’il fallait apprivoiser… La voix de Gael fut pleine de douceur, une douceur qu’il n’avait qu’avec Alexis, lorsqu’il lui dit « C’est pas raisonnable, t’as le premier rôle du prochain ballet Alex… » Il ne voulait pas lui faire la morale, surtout pas : il voulait juste lui rappeler les choses qu’il aimait pour que son jumeau trouve la motivation de sortir d’ici. Parce que Gael n’était pas aveugle : il avait bien vu que c’était ses propres vêtements sur le dos d’Alexis. Ce simple fait l’alerta, et c’est avec milles précautions qu’il passa les doigts dans les mèches de cheveux lui couvrant le front, ne cessant pas de chercher ses yeux en mettant sans le vouloir toute l’intensité de ses sentiments dans les siens.
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Lise

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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Sam 4 Juin - 18:06

« Alex ? » L’intéressé ne bouge pas, il ravale sa salive et attend que son frère arrive près de lui, son regard ne quitte pas la télévision, mais si il ne la regardait déjà pas avant que Gael n’arrive, il y fait encore moins attention maintenant. L’ainé arrive, il se poste devant lui, accroupi, et le fixe. Alexis résiste quelques secondes, avant de glisser doucement son regard sur l’ainé. « C’est pas raisonnable, t’as le premier rôle du prochain ballet Alex… » Sa voix était douce, comme si Alexis était un enfant turbulent qu’il ne faut surtout pas brusquer. Il remue un peu sur le canapé, ne s’ouvre pas à ce frère qui ne veut que l’aider et fuit même son regard pour le poser ailleurs, partout ailleurs. Rassuré par les vêtements de son aîné, il ne l’était pas par lui en personne, quand Gael leva la main pour glisser ses doigts dans les mèches qui lui barraient le front. Alexis recula doucement, il essayait de ne pas paraître trop anormal. Son regard s’ancra à nouveau à celui de Gael. « Je connais la chorégraphie, je sais exécuter tous les mouvements… » Presque tous, il avait un peu de mal avec un ou deux portés, ayant un peu moins confiance en lui que d’ordinaire. Et puis il y avait une autre scène, où sa partenaire devait lui tourner autour. Il détestait cette scène, il se sentait comme une proie. « Arrête. » Il est exaspéré maintenant, il ne sait pas trop pourquoi, parce que Gael a été doux et avenant. Il se sentira horrible, plus tard, de le traiter comme ça quand son autre ne veut que son bien. « Arrête de me materner, Gael. Je ne suis pas un enfant, on a le même âge. » Facile de l’oublier, quand Alexis se laissait généralement materner par son frère. Il adorait que Gael veuille prendre soin de lui, il adorait que son double le protège, mais il avait du mal à accepter l’espèce de révérence que Gael mettait dans ses gestes, et dans ses mots, quand il s’agissait de lui, désormais. Il aurait aimé que Gael n’en sache jamais rien, il aurait aimé que Gael continue de l’aimer à sa manière un peu trop brusque, parce que même si, au départ, les mains de son autre lui donnait des frissons dans le dos, maintenant elles lui manquaient terriblement. La douleur s’insinuait dans son être, à mesure que l’absence de ce touché se prolongeait. « Ne t’en fais pas, j’irai demain. » Fit-il en haussant simplement les épaules.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Sam 4 Juin - 19:52

Gael sentit qu’il avait fait le geste de trop quand Alexis eut un mouvement de recul, et cela le blessa. Même si ce n’était pas grand-chose, finalement, et qu’il s’y était attendu. « Je connais la chorégraphie, je sais exécuter tous les mouvements… » Un petit peu de défi dans sa voix peut-être, que l’aîné trouvait de plus en plus chez son cadet. Dans sa voix, ses attitudes, son regard. Il s’attendait à être repoussé, mais n’eut pas le temps de se protéger qu’il fut de nouveau attaqué. « Arrête. » c’était presque trop dur, coupant comme de la glace. « Arrête de me materner, Gael. Je ne suis pas un enfant, on a le même âge. » Gael haussa les épaules et se releva, rompant le contact visuel qu’il avait du mal à supporter davantage. Il savait qu’il devait lui dire ce qu’il avait sur le bout de la langue, mais il se contenta de garder sa rancœur pour lui, la ravalant, son goût amer lui piquant la gorge. « Ne t’en fais pas, j’irai demain. » Gael opina du chef, toujours sans le regarder, et se rendit à la cuisine, muet comme une ombre. La tasse qu’Alexis avait sans doute utilisée le matin était sur l’égouttoir, et l’aîné remarqua qu’il n’y avait aucune vaisselle en plus. Alexis n’avait rien mangé ce midi. Gael soupira, mais garda la bouche close : cela faisait longtemps qu’il n’avait plus dit un mot sur le régime du danseur, qui devait adopter un régime des plus strict pour assurer sa carrière. Il se lava les mains et, avant même de passer à la douche pour enlever les sciures de bois immiscées un peu partout entre sa peau et ses habits, l’aîné fit son boulot d’aîné : il prépara le repas du soir avec ce qu’il avait acheté la veille et quelque petites choses trouvées dans le frigo. Rien de bien exceptionnel, il n’avait aucun talent particulier, mais il avait appris à faire ce genre de tâches depuis qu’ils ne vivaient que tous les deux. Il n’avait jamais rien demandé à son cadet, le laissant se consacrer à son art et assurant toute l’intendance sans jamais se plaindre. Si Alexis faisait ce qu’il voulait, trouvait son bonheur, alors Gael était heureux. Surveillant du coin de l’œil la viande qui cuisait dans la poêle, c’est peut-être avec un peu trop d’amertume qu’il adressa de nouveau la parole à son frère pour lui demander : « A part regarder la télé, t’as fait quoi de beau ? » Il voulait simplement leur changer les idées.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Sam 4 Juin - 21:40

Gael s’éloigne, il obéit aux ordres que Alex donne et ça le tue, le cadet. Ca le tue parce que Gael n’est plus Gael. Autrefois, il lui aurait dit ça, Gael l’aurait pris contre lui sans lui demander son avis. Désormais, il répugne à le toucher, et quand Alexis le repousse, il saisit l’occasion au vol et obéit sans demander son reste. Le voir s’éloigner, ça lui fait mal, au fond. Il baisse les armes trop facilement, où est ce frère qu’il aime tant par son côté un peu trop brute, un peu trop rentre dedans ? Il ne répond pas, Alexis le regarde s’éloigner et il sent son coeur qui se brise en voyant que Gael a abandonné la partie. L’ainé est devenu… Incapable de se battre pour lui, depuis qu’il a été souillé. Alexis ravale des larmes qui menaçaient de couler, et s’enfonce un peu plus dans le canapé, entouré des vêtements de ce même frère qu’il ne reconnait plus. Il pose à nouveau le regard sur la télévision, mais il n’écoute rien, il ne voit rien. Les images bougent et défilent, une femme parle, il n’en saisit pas un mot. L’odeur de la nourriture qui cuit vient titiller ses narines, et le danseur se lève finalement. Si Gael cuisine, il met la table, c’est normal. Il déplie ses jambes, pose les pieds au sol et finalement, rejoint son ainé dans la cusine, sans un bruit, comme toujours. « A part regarder la télé, t’as fait quoi de beau ? » Une pique, violente celle-ci, qu’il envoie l’air de rien, comme si c’était normal, comme si, chaque jour, Alexis ne faisait rien. Il ne dit rien pendant un petit temps, prend les assiettes et les poses sur la petite table. Il prend les couverts aussi, et fait de même, puis prend deux verres et… « J’étais fatigué aujourd’hui, Gael. L’appart est nickel, qu’est-ce que tu veux encore ? » Il l’a mal pris, l’enfant. Il a mal pris que son frère insinue qu’il ne faisait rien, parce que c’est comme ça qu’il l’a compris. Pourquoi ils se déchirent ? Alexis ne va pas bien, ne comprends pas que son frère n’a pas changé, mais qu’il ne sait juste pas comment être là pour lui. Parce qu’Alexis ne lui dit rien, il estime que son autre devrait savoir, devrait comprendre, et à force de ne rien se dire, l’amertume monte, et la tristesse avec elle. Un fossé se creuse, alors qu’il ne rêve que d’une chose : s’enfouir entre ses bras et s’y planquer pour le restant de ses jours. Il pose les verres sur la table, trop violemment, ils ne se cassent pas mais le bruit est significatif de cette bête qui gronde dans sa poitrine, celle de la colère, nourrie par le reste.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Sam 4 Juin - 23:49

La réponse ne vint pas de suite, et dans son temps, Gael sentait la colère de son frère monter. Colère qui ne fit qu’irriter son incompréhension. « J’étais fatigué aujourd’hui, Gael. L’appart est nickel, qu’est-ce que tu veux encore ? » Les mots claquèrent dans l’air comme un éclair dans un ciel orageux, les verres s’entrechoquèrent sur la table et Gael reprend une lourde respiration, celle qu’il prend lorsqu’il cherche à garder son calme. Il ne faut pas grand-chose pour qu’il parte, Gael, il est comme ça. Trop brut, trop vif, trop franc. Et il avait l’impression qu’Alexis n’attendait qu’une étincelle pour qu’il s’enflamme depuis quelques jours : c’était pesant pour l’aîné, qui avait sans cesse la sensation de marcher sur des œufs. « J’ai rien dit de mal. Si tu veux, je peux me taire aussi, ça me demandera moins d’effort. » Il ne se retourna pas, secoua la poêle d’un coup vif pour retourner la viande. Il n’aimait pas cette situation qui le dépasse. Il n’aimait pas ne pas gérer. Pour Gael, tout doit être sous son contrôle ou sinon, il perd pied et se noie. C’était exactement ce qu’il était en train de faire, incapable de sauver son frère qu’il voyait sombrer. Incapable de le regarder alors qu’il avait quelque chose dans les prunelles, le cadet, qu’il attendait un geste de sa part. Et il essayait, Gael. Mais ne trouvait jamais le bon geste, ni les bons mots, et ne faisait qu’allumer la colère inexpliquée de son frère.

Il se retourna, servit les assiettes en de généreuses portions de riz sur lesquelles il déversa les morceaux de poulet dans leur sauce. Même s’il savait que la moitié de l’assiette d’Alexis allait finir dans son estomac à lui, Gael ne pouvait s’en empêcher. Généreux de nature, semblait-il. Il se débarrassa des ustensiles dans l’évier et d’un coup de menton silencieux invita Alexis à manger. Il sentait que ça grondait, tout doucement. Il sentait que l’orage allait éclater encore une fois. Il n’eut mangé qu’à peine deux bouchées que, n’en pouvant plus, il finit par le faire lui-même. « Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? J’ai encore dit ou fait un truc de travers ? » Le regard qu’il posa enfin sur son cadet était plein de ces choses qu’il n’arrivait pas à maîtriser. Cette colère, qui cachait une incompréhension blessante et une douleur muette. « Merde, qu’est-ce que t’as ? Vas-y dis-moi ! »
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Dim 5 Juin - 0:43

« J’ai rien dit de mal. Si tu veux, je peux me taire aussi, ça me demandera moins d’effort. » Alexis a l’impression de le perdre, et ne sait pas réagir. Perdu qu’il est, le danseur. Il ne sait pas quoi faire, ne sait pas ce qui serait bien de faire. Alexis regarde le dos de son jumeau, il ne dit rien, puis s’installe sur sa chaise. Il décide de ne pas répondre, parce qu’il ne veut pas que Gael se taise. Il veut que Gael l’aime, comme avant, comme si il ne savait rien. Il veut oublier, Alexis, il veut que tout le monde oublie, et tout le monde c’est Gael, parce qu’il n’y a que Gael qui sait. Gael sert les assiettes, il en met beaucoup trop à Alexis, comme d’habitude. Le cadet ne dit rien, comme d’habitude, il le laisse faire. Il ne regarde pas Gael. Alexis a décidé : il va manger, et prendre ses affaires pour se réinstaller su le canapé. Et y dormir. Il ne dit rien mais c’est décidé dans son esprit, et il sait que Gael insistera pour qu’ils échangent de place, mais Alexis refusera en bloc, et il ne décampera pas de là. Il tire un peu son assiette à lui, et mélange la sauce avec le riz. Puis, il pique sa fourchette dans un morceau de poulet, et le met lentement dans sa bouche. Gael va tellement plus vite que lui, il a déjà enfourné, mâcher et avaler deux ou trois bouchées alors qu’Alexis avale seulement la première, et c’est là qu’il lâche. « Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? J’ai encore dit ou fait un truc de travers ? » Alexis pose sa fourchette sur le coin de son assiette, et lève les yeux vers l’autre. Il heurte son regard du sien, y voit plein de choses, mais surtout de la colère. Alexis est persuadé d’avoir raison, que Gael ne veut plus de lui. « Merde, qu’est-ce que t’as ? Vas-y dis-moi ! » Alexis glisse sa langue entre ses dents et sa joue, pour y déloger un morceau de riz resté coincé après sa première et unique bouchée de nourriture consistante sur toute la journée. Le cadet ne sait quoi répondre, il expire plus bruyamment, déglutit, et fronce les sourcils avant de reposer son regard sur Gael. « Mais j’ai rien ! » Mensonge, il allait mal, plus que mal, mais il s’appliquait à cacher ça derrière une agressivité qui n’était normalement pas la sienne. « Ca va, je suis juste fatigué Gael. Je me suis entrainé tous les jours la semaine dernière, tu ne sais pas ce que c’est. » Il enfonce la pique, appuie sur leurs différences. Gael travaille comme un acharné, lui aussi, c’est aussi un boulot physique et il rentre aussi exténué tous les soirs. « Alors laisse moi me reposer une journée, qu’est-ce que ça peut bien te faire, de toute manière, hein ?! » Le son de sa voix s’est amplifié, il a les doigts qui tremblent doucement et serre les poings sur la table, pour que Gael ne puisse pas le voir. Sujet à de fortes colères, le cadet ne sait généralement pas se calmer tout seul en ces périodes là.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Dim 5 Juin - 18:40

Quelque chose cloque quand Alexis lui répond, en prenant son temps. Gael sent qu’il y a un truc qu’il ne lui dit pas. Il n’est pas comme ça Alexis, et pas avec son aîné, qui d’ailleurs a beaucoup trop de mal à suivre son humeur. Il est paniqué parce qu’il ne sait pas comment gérer. Il sait ce qu’il a vécu mais n’a aucune solution pour le soulager, et se retrouve impuissant. L’impuissance, Gale déteste ça. Il veut tout résoudre. Être capable de se lever comme un bouclier humain pour que jamais rien n’arrive à Alexis, pour que son cadet puisse continuer à vivre dans ses rêves, à l’abri de la laideur du monde. Il veut le regarder s’épanouir, s’émerveiller, il veut qu’Alexis garde sa candeur et sa gentillesse, il veut être la protection autour de la ballerine, celle qui l’empêche de s’abîmer trop vite. « Ca va, je suis juste fatigué Gael. Je me suis entrainé tous les jours la semaine dernière, tu ne sais pas ce que c’est. » L’aîné fronce les sourcils, accuse le coup sans broncher et sent ses propres défenses faiblir. Il n’y a qu’Alexis qui peut l’atteindre comme ça, parce qu’il n’y a qu’Alexis qui compte vraiment pour Gael. S’il ne consacre de temps à personne, c’est parce qu’il est trop occupé à être là pour lui. « Alors laisse moi me reposer une journée, qu’est-ce que ça peut bien te faire, de toute manière, hein ?! » C’est là qu’il explose sans prendre garde, piqué, blessé, poussé dans ses derniers retranchements. « Ce que ça me fait, c’est que c’est moi qui l’ai payée, ta putain d’école, et ça me ferait mal que t’ailles pas à des cours qui me coûtent un bras ! » C’est bas, c’est ce qu’il s’est promis de ne jamais lui reprocher et pourtant, il dégueule ces mots sans réussir à s’en empêcher. Son poing valse sur le mur à côté de lui, le fait trembler, il se lève, il n’a plus faim, à une furieuse envie de recracher ses tripes. Il va prendre une douche en se persuadant que la colère passera une fois qu’il aura retiré les foutus copeaux de bois qui grattent sa peau. Il dit rien, laisse tout en plan, se déshabille avant même de passer la porte de la petite salle de bain et la claque derrière lui. Il use sa peau sous l’eau glaciale en espérant que ça serve à se refroidir la tête, mais rien ne parvient à apaiser sa colère. C’est injuste, il ne comprend rien et ça le panique complètement. Il a l’impression de perdre son frère parce qu’il est incapable de lui venir en aide de la manière attendue. Gael mord ses joues pour ne pas pleurer, mais laisse des larmes traîtresses s’échapper. Aussitôt, il baisse la température et serre les dents. Quand il sort de la cabine, il se sèche rapidement et enroule la serviette autour de ses hanches et se rend dans leur chambre pour s’habiller. C’est là qu’il remarque que l’oreiller d’Alexis a disparu. Gael retient tant bien que mal un soupir agacé, puis se rend au salon où il agresse presque son jumeau. « Qu’est-ce que t’as encore décidé de faire ? »
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Dim 5 Juin - 21:42

« Ce que ça me fait, c’est que c’est moi qui l’ai payée, ta putain d’école, et ça me ferait mal que t’ailles pas à des cours qui me coûtent un bras ! » Gael explose, Alexis le connaît il sait que c’est ça. Il sursaute quand l’ainé frappe le mur de son poing, et il a immédiatement un geste de recule, sa chaise racle sur le sol alors qu’il s’éloigne instinctivement de son autre. « J’ai même plus cours ! » Mais Gael ne l’écoute pas, il ne comprend pas bien ce que fait Alexis. Il lui a expliqué pourtant, il est dans la troupe de l’Opéra Garnier, mais c’est vrai que ce n’est pas très clair… Les règles de l’opéra remontent au roi soleil, la manière d’y évoluer aussi. Son double se lève, il quitte la cuisine sans un regard pour Alexis, et quand Alexis se lève à son tour, il voit le t-shirt de son frère sur le sol. La douche est allumée, Alexis est énervé, mais voir Gael comme ça, ça lui a fait quelque chose. Il ne l’a jamais vu s’énerver de la sorte envers lui. Alexis ne sait pas trop quoi faire, alors que son cœur se brise dans sa poitrine. Il a l’impression de crever à petits feux, et il les larmes qu’il a retenues menacent encore de couler. Il se mord la lèvre, les empêchent de s’échapper et prend une grande inspiration. Le cadet ramasse le t-shirt de Gael, et le glisse dans le panier à linge sale. Et puis il retire les vêtements qu’il a emprunté à Gael. Il s’en échappe rapidement, une fois qu’il comprend qu’il n’en veut plus. Il ne veut plus de la présence de Gael autour de lui, il hésite à s’habiller et à partir, pendant que Gael prend sa douche. Il hésite, mais il a peur de sortir. La nuit va tomber dans quelques heures, et il ne sait pas ce qu’il fera. Il n’ose pas aller chez Aleya, alors il reste là, l’idiot. Il plie les vêtements de Gael, les posent sur le bord du lit, et attrape son oreiller. Il reste en boxer, Alexis n’a pas de pyjama. Il ne dort jamais avec un pyjama, la chaleur de Gael lui suffit amplement. Ce soir, il aura froid, mais ils ont pleins de plaids dans le salon. Arrivé là, il pose l’oreiller sur le canapé, et prend plusieurs plaids pour s’enrouler dedans. Deux pour le moment, mais il y en a encore deux, pliés, sur la table basse. Le danseur se remet sur le canapé, et il attend. Il attend avec appréhension, parce que voir Gael comme ça, ça lui a fait peur. Mais au fond, il n’a pas que peur, il attend presque avec impatiente que Gael sorte de là, pour lui cracher tout ce qu’il a encore envie de lui cracher au visage. La colère est là, et ce soir il va lui dire. Il va lui dire que si il ne l’aime plus, que si il compte lui reprocher plusieurs choses par jour, Alexis partira. Et Gael sort de la salle de bain, il l’entend aller dans la chambre, puis revenir dans le salon. Sur la table de la cuisine, Alexis a laissé les assiettes… au cas ou Gael voudrait encore manger. Il n‘a pas osé jeter à la poubelle, de peur de se faire engueuler, encore. « Qu’est-ce que t’as encore décidé de faire ? » Alexis lève les yeux vers lui. « Ne me parle pas. » Il crache, l’enfant, comme un animal blessé. « C’est le canapé, ou chez Aleya. » Il se retient de continuer, de lui dire qu’il ne va plus lui imposer sa présence dans son lit. « Ou chez moi, je ne reste pas. Tu ne paieras plus pour moi, comme ça. Tu seras libre… » Sa voix résiste, mais de peu, il aurait continuer si il n’avait pas senti le sanglot naître au fond de sa gorge. Et il sert le poing sous le tissus, c’est la colère qui monte, tout pour que les larmes ne coulent pas.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Dim 5 Juin - 22:58

« Ne me parle pas. » Ses mots sont durs, lâchés avec violence, une violence qui ne lui va pas et qui le rend étranger à lui-même. A Gael aussi. « C’est le canapé, ou chez Aleya. » Gael ouvre de grand yeux, ne peut s’empêcher de faire une tête dégoûtée. Il n'a jamais aimé Aleya, à cause du regard qu'elle lui lance, de la relation qu'ils ont et qui le rend malade de jalousie, du fait qu'elle puisse respirer près de son jumeau et qu'elle en soit attirée. Il s'apprête à lui dire le fond de sa pensée sur cette fille, mais Alexis continue avant qu’il ne puisse dire quoique ce soit. « Ou chez moi, je ne reste pas. Tu ne paieras plus pour moi, comme ça. Tu seras libre… » Gael reste la bouche ouverte, comme un con. Il ne sait pas quoi répondre. Il a mal, d’un seul coup, très mal. Et il ne comprend pas. Il n’arrive pas à se souvenir d’une chose qu’il a mal faite, et l’injustice de la situation pique ses yeux, déclenche une nouvelle vague de colère. Il se met presque à hurler. « D’où est-ce que je t’ai dit ça ?! Pourquoi t’en viens toujours aux extrêmes, merde ! J’ai pas envie de ça, et tu le sais !! » Ou peut-être pas, peut-être qu’il se savait plus en fait. Gael s’agace tout seul, jure, ne sait pas quoi faire, puis abandonne, parcourt la distance qui les sépare, s’empare de son visage à deux mains et l’embrasse, furieusement. Sans crier gare. Il appuie même, le force un peu à aller en arrière, s’impose contre ses lèvres, franchit la barrière de ses lèvres pour trouver sa langue jumelle de la sienne, goûte à sa bouche et, quand il est rassasié, le laisse s’échapper. Ca l’a calmé, d’un seul coup, vidé de toute l'énergie qu'il lui restait encore après sa journée de travail. Sa voix est presque faible quand il lui demande : « Tu veux me quitter ? » Ca le frappe, ça lui fait mal, mais c’est peut-être ça, il en a assez, il n’est plus bien ici. Gael ne lui apporte plus ce dont il a besoin. Il n'a plus de raison de rester ici, s'il n'y trouve plus sa place.
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Lise

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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Dim 5 Juin - 23:15

Il a fait mouche, l’enfant. Il a frappé là où ça fait mal, et il le voit. Gael a la bouche ouverte, il le regarde comme si les mots d’Alexis n’avaient pas été moins violent qu’une forte claque sur joue. « D’où est-ce que je t’ai dit ça ?! Pourquoi t’en viens toujours aux extrêmes, merde ! J’ai pas envie de ça, et tu le sais !! » Alexis s’apprête à se lever, pour aller contre lui. Pour argumenter, il bouge déjà les jambes, mais Gael fonce sur lui, et lui attrape le visage avant qu’il ne puisse réagir. L’ainé plaque sa bouche contre la sienne, et Alexis n’oppose que peu de résistance. Il le laisse le pousser un peu, et tente de dégager ses mains de son plaid pour venir s’agripper à lui. L’assaut est violent, juste comme il l’aime, et Alexis perd son souffle. Il ouvre la bouche pour Gael, le laisse venir posséder sa langue et ses lèvres, alors que, maladroitement, il arrive à extirper ses bras de sa couche de plaid, et vient griffer le torse de Gael, alors qu’il avait pour réflexe idiot de s’agripper à un t-shirt invisible pour l’attraper. Il s’agrippe à ses hanches à la place, ne veut pas le laisser partir. Ses doigts s’enfoncent dans sa peau, mais finalement il le laisse s’éloigner. « Tu veux me quitter ? » Le baiser a eu l’effet d’un électrochoc. Alexis secoue la tête, il s’approche, s’élève un peu, secoue toujours la tête et glisse une main dans la nuque de son autre. « Non, non,… Non, jamais. Non. » Il va chercher ses lèvres, s’y accroche comme si Gael avait été sa bouée de sauvetage. Parce qu’il l’est, il l’est et plus encore depuis que c’est arrivé. Finalement, pris d’un élan de conscience, pas tout à fait capable d’oublier ces mots tout de suite, le plus jeune s’éloigne, et prend une grande inspiration avant de jeter un regard vers Gael, à nouveau. « Mais… » Mais quoi ? Les mots meurent dans sa bouche, il lutte toujours contre les sanglots, il ne veut pas que sa voix se brise, alors il se tait. Il se tait, il ne dit plus rien, c’est mieux comme ça.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Lun 6 Juin - 0:01

Alexis a un mouvement de la tête, comme s’il se réveillait d’un cauchemar, attrape Gael avec douceur en glissant sa main dans sa nuque. La façon dont il le réclame est plus tendre un peu, à la manière d’un chat qui se raccroche à son sauveur, il le cherche et l’embrasse et Gael se laisse faire parce que Gael a besoin d’être demandé comme ça. Ca le rassure. Alexis le regarde, cherche quelque chose dans ses yeux et Gael l’encourage comme il peut du bout des doigts. « Mais… » Gael ne le quitte pas des yeux. Il l’aime, depuis toujours et pour toujours, et le voir comme ça lui fend le cœur. Il lui laisse le temps de continuer si l’envie le prend, mais Alex se tait, aux prises avec lui-même. « Mais quoi ? » Ses mains repartent à l’assaut de son visage qu’il reprend dans ses paumes et ses yeux se font plus doux. Il l’aime. Il est là pour lui, pour toujours. Il l’embrasse de nouveau, plus lentement. Trop longtemps qu’il en l’a pas fait, ça ne fait que quelques jours et pourtant ça lui semble être une éternité. D’une main, il débarrasse les genoux de son frère de leur plaid, et ne quitte pas ses lèvres alors qu’il se fait une place sur le canapé, tout près de lui, collé à sa cuisse. Leurs corps se tournent et se font de nouveau face, Gael pousse un peu son double. « T’as pas confiance ? » il souffle sur ses lèvres, en repartant embrasser sa mâchoire. Il y a des mots qui le taraudent, mais qu’il n’arrive pas à prononcer, une question qui lui brûle les lèvres mais qu’il tourne autrement. « Je t’aime, moi. » C’est rare qu’il le lui dise comme ça. Les yeux dans les yeux, leurs peaux l’une contre l’autre. Une sincérité à toute épreuve dans ce regard qui laisse tout passer. « Je suis là. Je bougerai pas. Jamais. »
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Lun 6 Juin - 1:16

Le silence les enveloppe tous les deux. Alexis sent le sanglot grandir dans sa gorge, il cligne des paupières un peu plus souvent, pour ne pas laisser les traitresses couler, et puis Gael brise le silence. « Mais quoi ? » toute la colère que l’ainé ressentait semble être partie, d’un coup, avec ce baiser sans doute. Alexis le regarde. Il le laisse venir près de lui, il le laisse lui prendre son visage entre ses mains et venir l’embrasser. Gael est tendre, doux, Alexis s’accroche de nouveau à ses lèvres. Il lève une main, tient le poignet de Gael, comme pour le forcer à ne pas le lâcher. Son autre main, il l’utilise pour garde run équilibre sur le canapé, parce qu’il a l’impression qu’il va sombrer, sans ça. Gael s’approche, toujours en l’embrassant doucement, il sent qu’il déplace le plaid, l’entend tomber au sol, et sent la peau de son autre contre la sienne. Alexis se laisse faire, il garde ses yeux fermés un peu plus longtemps que la durée du baiser, puis les rouvre. Plus humides encore qu’avant, une larme trouve son chemin sur sa joue. Alexis s’empresse de l’écraser avec ses doigts, après avoir lâché le poignet de son frère. Il ne veut pas être faible, il ne veut plus être faible, pas même avec Gael. Parce que ça rend Gael moins amoureux de lui, il s’en est intimement convaincu. « T’as pas confiance ? » Il souffle sur ses lèvres, avant de venir embrasser sa mâchoire. Alexis glisse ses doigts contre la nuque de son autre, puis contre sa mâchoire. Il ne sait pas quoi répondre, il ne sait plus quoi faire, et laisse Gael venir vers lui. « Je t’aime, moi. » Une autre larme coule contre sa joue, alors qu’il le regarde et l’écoute lui dire ça. « Je suis là. Je bougerai pas. Jamais. » C’est trop à encaisser, trop à prendre, Alexis essuie encore, presque avec rage, la larme qui a coulé le long de sa joue. « Je sais pas. » Il répond, avec une honnêteté brutale qui, il le sait, fera du mal à Gael. Alors c’est peut être pour ça qu’il glisse ses doigts contre sa joue, pour lui montrer avec des gestes. « Je t’aime. » Au moins ça, il peut le lui dire, au moins ça, il est sur que c’est vrai. « Je veux pas te quitter, je veux que tu sois heureux. Et tu peux pas l’être avec moi, c’est… Tout. » Sa voix s’est brisée cette fois, sur le dernier mot. Il se lève, il ne veut pas être faible comme ça contre lui, c’est insupportable pour le danseur de ne pas savoir se contrôler. Il lui fait dos, en profite pour essuyer encore une deux larmes et n’ose pas se retourner vers Gael. Il hausse les épaules, doucement. « Tu dois pas faire semblant, Gael. Tu peux me le dire. »
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Lun 6 Juin - 15:53

Alexis est de nouveau malléable entre ses bras, et tous les gestes qu’il a confortent Gael et l’aîné prend peur à le voir pleurer en silence, sans lui répondre. Il a beau lui dire qu’il l’aime, il a l’impression que ce n’est pas assez pour panser ses blessures. « Je sais pas. » La franchise des mots lui fait mal, mais il encaisse une fois de plus ravalant sa salive un peu de travers. Lui n’a jamais douté, et ça lui fait peur de voir que son jumeau n’est plus sur la même longueur d’onde que la sienne. « Je veux pas te quitter, je veux que tu sois heureux. Et tu peux pas l’être avec moi, c’est… Tout. » Tétanisé, il reste immobile et muet en laissant transparaître l’horreur de ce qu’il entend. Le monde lui tombe dessus quand Alexis formule sa pensée. Il n’ose pas faire un geste faire lui pour qu’ils puissent se regarder, il reste là, à avaler difficilement ce que vient de lâcher Alexis. « Tu dois pas faire semblant, Gael. Tu peux me le dire.
Je fais pas semblant, » répond-t-il presque en le coupant. Ca débloque ses mots et allège sa langue, le courage lui revient pour continuer sur sa lancée. « Je sais pas mentir. Je sais pas jouer. Tu te souviens des pièces de théâtre quand on était petits ? On me confiait des sales rôles pour éviter de me montrer parce que je sais pas faire ça. » Peut-être que le souvenir de leur enfance va faire remonter quelque chose, va le détendre, en tout cas Gael se sent nostalgique. Parce que toutes les images lui reviennent : celles où Alexis lui prend la main et lui sourit, celle où il lui explique la différence entre un dos de chat et un dos de chien, ses premiers cours où il revient tout excité en lui disant que c’est ça, ce qu’il veut faire, qu’il a trouvé son rêve. L’excitation dans ses yeux, le frôlement de leurs lèvres, le soupir serein alors poussé. C’était simple, avant, quand il n’y avait qu’à penser à eux et à leurs rêves.

Et puis, ça remonte un goût amer, celui de la colère, de l’impuissance qui remonte dans sa gorge depuis le fond de ses entrailles où Gael s’échine à la garder. « Comment tu peux décider pour moi ? Alexis, j’ai vécu jusqu’ici dans le seul but d’être avec toi. » C’était vrai, parce que toutes les années de galère traversées ensemble, il l’avait fait sans se poser de question. Il était resté, avait fait de son mieux pour que son frère puisse réaliser son rêve, avait été là à chaque étape dès qu’il en avait eu la possibilité. Tous les ballets, même ceux où Alexis n’avait eu qu’un petit rôle, Gael les avait vus. Peut-être qu’il ne comprenait pas toute la richesse de cet art, mais il était assez touché par sa poésie, et surtout par la façon dont son frère le transmettait. Il était né pour ça, Gael l’avait toujours su. Il aurait été un monstre de l’empêcher de faire ça. « Je refuse que tout soit foutu en l’air. » Il attrape le poignet du danseur pour le retourner presque brutalement vers lui. Ses yeux sont deux lames de douleur qui pourraient transpercer n’importe qui sur place, et il les braque sur son double. Puis il articule lentement, pour mâcher sa colère et l’empêcher d’exploser à nouveau, pour maîtriser sa douleur : « Tu n’as pas le droit. »
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Lun 6 Juin - 18:15

« Je fais pas semblant, » fait son ainé, dans son dos. Alexis se mord doucement la lèvre inférieure alors qu’il hoche doucement la tête, signe qu’il l’a entendu. Qu’il l’écoute. « Je sais pas mentir. Je sais pas jouer. Tu te souviens des pièces de théâtre quand on était petits ? On me confiait des sales rôles pour éviter de me montrer parce que je sais pas faire ça. » Alexis lâche un léger rire, étouffé par tout ce qu’il a sur ses épaules, ce poids trop lourd pour qu’il le porte seul, mais qu’il ne veut pas faire porter à Gael. Alexis lui, avait souvent les premiers rôles. C’était facile, pour lui, de jouer la comédie. Après tout son métier c’était ça aussi, à travers la danse, il jouait un rôle. Et dans sa vie, il jouait un rôle, il ne pouvait pas laisser les gens croire ou savoir qu’il était amoureux de son frère. On les sépareraient, de force. « Comment tu peux décider pour moi ? Alexis, j’ai vécu jusqu’ici dans le seul but d’être avec toi. » Le plus jeune sent la colère dans la voix de son autre, il sait que Gael est contrarié et il peut le comprendre. Mais leur vie à deux ne rime peut-être plus à rien. Ils sont brisés, alors qu’ils auraient pu continuer comme ça encore longtemps. « Je refuse que tout soit foutu en l’air. » Et sur ces paroles, Gael attrape le poignet d’Alexis, presque avec violence, et le force à se retourner vers lui. La douleur est visible dans le regard de l’ainé. Alexis a toujours su lire en lui à travers son regard. Et ce qu’il y voit lui brise le cœur, et confirme ses propos, en un sens. Gael a mal, jamais il ne l’a vu aussi blessé. Et c’est de sa faute. Il a un mouvement de recul, alors qu’il voudrait s’approcher, et le calmer, prendre soin de lui. Mais il ne sait plus comment faire, ni même si il a le droit de le faire. « Tu n’as pas le droit. » Ca fait mal, autant au danseur qu’à son jumeau. Le brun cligne des paupières, mais c’est trop tard, elles coulent. Il ne dégage pas son poignet, mais utilise son autre main pour essuyer les larmes. « J’ai pas envie de te quitter. » C’était la vérité, ça. « Mais regarde ! Regarde dans quel état je nous met ! » Il se dégage cette fois, récupère son bras et s’éloigne d’un pas. Visiblement en proie à une lutte intérieure. Résister et partir, pour le bien de Gael, ou l’écouter et rester malgré tout ? Finalement, c’est la seconde option qui gagne. Après de longues secondes, Alexis regarde le sol, puis lève son regard sur son frère et vient se coller à lui brusquement, et colle ses lèvres contre les siennes. Il tire sur sa nuque, l’attire tout contre lui et fait preuve de souplesse pour coller son torse et son ventre contre lui, tout pour plus de contact. « Je sais pas comment te rendre heureux. » Il avoue contre sa bouche, et il ne laisse pas à Gael le loisir de répondre que, déjà, il l’embrasse à nouveau. « Tu t’es assez privé de vivre pour moi, je peux pas te demander de continuer. » Après tout Gael le lui a reproché, pas plus tard que quelques minutes auparavant. « Je te rembourserai tout si tu veux. » Il s’accroche à lui il lui donnera tout, tout ce qu’il veut. Sa liberté même, si il veut, il la lui donnera. Finalement Alexis le lâche un peu. « Je sais que je… » Sa voix se brise encore. Il ouvre la bouche pour continuer et secoue la tête. « Je… » C’est trop dur de le dire à voix haute : ce serait accepté que c’est arrivé, et il a encore du mal à l’accepter. « Je suis désolé, je suis désolé d’être… » C’est impossible, peut importe la manière qu’il essaie de le dire, il n’y arrive pas. « Alors que toi t’es encore… T’es encore pur. » Les larmes ne peuvent plus désormais être cachées par ses incessants mouvements pour les essuyer, ses joues sont humides et il tente de s’éloigner de lui, pour éviter d’être faible dans ses bras, mais il n’y arrive pas, parce qu’il ne le veut pas.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Lun 6 Juin - 22:36

Les larmes qui coulent le long des joues de son frère sont autant de coup dans le cœur de Gael et l’aîné le laisse parler. « J’ai pas envie de te quitter. » Il sent qu’il en a besoin, parce que ça coule, ça coule, ça coule et les mots affluent, toujours aussi blessants. « Mais regarde ! Regarde dans quel état je nous met ! » Gael le laisse partir parce qu’il ne peut pas faire autrement, et sait qu’il va le blesser lui s’il le retient contre son gré. Il doit lui envoyer un regard des plus douloureux, parce qu’Alexis revient, se colle à lui, le serre, l’embrasse, et aussitôt Gael l’enlace pour ne pas le perdre. C’est un mélange étrange de sentiments contradictoires qui s’entrechoquent dans son être. Il lui répond avec fièvre, parce qu’il sait que l’instant ne va pas durer : déjà Alexis s’éloignent de ses lèvres et lui avoue à mi-voix : « Je sais pas comment te rendre heureux. » Bien sûr que si, il a envie de lui répondre, mais il est trop occupé à embrasser les lèvres qui le frôlent, automatisme qu’il a depuis de nombreuses années à ne jamais refuser un baiser. « Tu t’es assez privé de vivre pour moi, je peux pas te demander de continuer. » Et alors ? Gael le referait sans réfléchir, parce que c’est ce dont il a envie depuis toujours, où est le mal ? Il l’aime et de toute façon, sa vie n’a plus de sens si Alexis est malheureux. « Je te rembourserai tout si tu veux. » Gael ferme les yeux. Il a envie qu’il se taise, maintenant. Comme si quelque chose d’aussi trivial pouvait se mettre entre eux. Il sent qu’Alexis se cramponne un peu moins à lui, ce qui le force à rouvrir les yeux. Il essaie de parler, balbutie, ne trouve pas ses mots ou ne veut pas les trouver. Gael a envie de le couper, mais il sait qu’il doit être patient et le regarder se battre seul. Il a envie de lui venir en aide, mais c’est quelque chose qu’il doit faire seul. « Je suis désolé, je suis désolé d’être… » Ses mains ne cessent de s’agiter sur son visage, et Gael retient les sienne de peur de l’empêcher de finir. Mais finalement, Alexis abandonne, c’est un combat trop dur à mener pour cette fois, et finit sa tirade par un absurde : « Alors que toi t’es encore… T’es encore pur. »

Gael n’arrive pas à se retenir et ses doigts viennent à la rescousse de ceux d’Alexis, essuient ses larmes autant qu’il le peut, réduit la distance que le cadet essaie de mettre entre eux, comme pour lui dire Je suis là, c’est ma place, je n’irais nulle part. Il fige son regard sur le sien, chuchote son prénom avec la révérence qu’on met dans celui d’un prince et finit par l’embrasser. Alexis règne déjà sur son cœur, il l’a déjà en fief, où veut-il aller ? N’y a-t-il pas assez de place ? « Qu’importe ce que n’importe qui pourra te faire, Alex, tu es plus pur que la majorité des humains sur cette planète, je t’assure. » Il ne sait pas si ça rassure son jumeau, ce qu’il dit, mais il le pense avec une telle foi que sa voix vibre un peu. Alexis est un être parfait que la danse magnifie. Peut-être qu’il le porte aux nues, peut-être qu’Alexis n’est pas aussi incroyable qu’il le pense, mais à travers les yeux de Gael, il est irremplaçable. Il est le complément de lui-même, il est tout ce qu’il n’est pas, il est sa moitié. Comment vivre sans sa moitié ? « Ce qu’ils t’ont fait n’enlève rien à ce que tu es. Tu es toujours Alexis. Tu danses encore. » Gael ose l’entourer de ses bras, poser son front contre le sien. Ses gestes sont doux, mais sa prise est ferme. Assurée. Comme le soutien qu’il veut être. « Tu me rends heureux, depuis toujours. » Il chuchote maintenant, glisse ses mots dans son oreille, lui en mordille le lobe avec un peu d’hésitation. Il l’aime et il veut le lui montrer, il veut lui assurer que ça n’a pas changé tout ce qu’il ressent. « C’est leur donner raison que de penser qu’ils t’ont brisé, Alexis. Ils n’ont rien eu de toi, parce que je l’avais déjà. » Il espère que ses mots font sens dans la tête de son double, il espère que la foi qu’il y met est palpable même si Alexis n’a plus la force de la saisir à pleines mains. Il veut que son amour lui vienne en plein figure, il veut qu’il se rende compte que pour lui, rien ne changera.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Lun 6 Juin - 23:29

La vision du plus jeune est brouillée par les larmes qu’il verse. Il laisse Gael l’aidé, et laisse glisser ses doigts contre les hanches de son autre. Il ne sait pas s’arrêter, Gael glisse ses doigts sur ses joues mais c’est peine perdue, autant laisser tout ça sortir. C’est la deuxième fois qu’Alexis pleure depuis que c’est arrivé, et la première fois il l’a fait seul. Gael vient plus près de lui, chuchote son prénom de cette manière qu’il a de faire frissonner le plus jeune. Gael l’embrasse, ensuite, Alexis laisse l’ainé tenter de penser sa blessure, et s’approche un peu de lui. « Qu’importe ce que n’importe qui pourra te faire, Alex, tu es plus pur que la majorité des humains sur cette planète, je t’assure. » Alexis se colle un peu plus contre lui. Il ne sait pas quoi répondre, alors il vient juste chercher du réconfort chez la seule personne qui peut l’aider à sortir la tête de l’eau. Son frère l’entoure de ses bras, ils vient caler son front contre le sien, comme bien souvent, et Alexis ferme les yeux pour profiter de l’instant. Les larmes ne coulent plus, désormais. « Ce qu’ils t’ont fait n’enlève rien à ce que tu es. Tu es toujours Alexis. Tu danses encore. » Oui, mais pas aujourd’hui. Parce qu’il n’en pouvait plus de faire semblant, il n’en pouvait plus de sentir Gael s’éloigner de lui à cause de tout ce qui est arrivé. « Tu me rends heureux, depuis toujours. » Une vague de chaleur prend Alexis alors que Gael lui dit ça, et plus encore quand il lui mordille le lobe de l’oreille. Alexis sourit contre sa peau, et enfuit son visage dans le cou de son ainé. Là, il dépose un baiser, geste qu’il n’avait plus fait depuis des jours et qui lui manquait terriblement. « C’est leur donner raison que de penser qu’ils t’ont brisé, Alexis. Ils n’ont rien eu de toi, parce que je l’avais déjà. » Alexis hoche doucement la tête. Il lève la tête, ancre son regard dans celui de son frère. D’un main, il essuie les dernière traces de larmes qui subsistent encore. « T’as raison, tu l’avais déjà, c’est toi que j’aime, mais… » Alexis glisse ses doigts contre la joue de son autre. « J’ai besoin que tu ne changes pas. J’ai besoin de toi, ne devient pas quelqu’un d’autre. Touche moi, aime moi, j’ai besoin de toi. » Il accentue une dernière fois ce dernier mot, avant d’aller l’embrasser encore. Il glisse sa langue dans sa bouche, laisser ses dents caresser ses lèvres et se laisser aller contre lui. Il veut être sien, et uniquement sien, que Gael l’aime comme il l’a toujours aimé. Sans fioritures, juste avec sa passion qui lui est propre.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Mar 7 Juin - 19:27

C’est une première victoire quand Alexis vient plus encore dans ses bras, une plus grande encore quand il sent que ses larmes ont cessé de couler, et une autre lorsque son sourire se tend contre la peau de Gael. Et puis, un baiser, qui l’effleure, à la place habituelle trop longtemps négligée. C’est agréable, la sensation que les lèvres d’Alexis déclenche, une nuée de papillons qui piquotent sa peau, ce bonheur qui se répand dans son être. C’est bon d’être là, Gael resserre un peu ses bras par réflexe et plonge dans les yeux identiques aux siens qui se lèvent vers lui. « T’as raison, tu l’avais déjà, c’est toi que j’aime, mais… » Alexis fait courir ses doigts sur la joue de son aîné, qui accentue le contact en pressant son visage sur la main qui le caresse. « J’ai besoin que tu ne changes pas. J’ai besoin de toi, ne devient pas quelqu’un d’autre. Touche moi, aime moi, j’ai besoin de toi. » Gael ne dit rien, parce qu’Alexis vient l’embrasser de sa manière si particulière, et l’aîné veut lui répondre de tout son cœur. De tout son corps aussi : parce que c’est comme ça qu’ils communiquent, autant avec les mots qu’avec les mains. Gael laissent aller les siennes dans le dos de son double pour chercher le point qu’Alexis adore, joue de sa langue contre la sienne et puis, petit à petit, Gael perd sa retenue.

Ils sont encore peau contre peau, et ce n’est pas encore assez. Gael recherche comme il peut un moyen d’accentuer leur contact et ses bras se font un peu plus bruts. Il mord la lèvre d’Alexis pour aussitôt recommencer à l’embrasser. Il perd pied parce qu’Alexis le laisse faire, et parce que ça fait trop longtemps qu’ils en se sont pas touchés. Pas même frôlés. Une main remonte le dos de son double pour s’échouer sur sa nuque et la maintenir comme ça, bien en place, pour pouvoir l’embrasser à en perdre le souffle. D’ailleurs son souffle il le perd bel et bien : il se détache quelques secondes d’Alexis pour lui chuchoter « Ça va, comme ça ? » puis tire sa lèvres inférieure du bout de ses dents. Il lui hurle de tout con corps, à chacune de ses caresses, à chacun de ses gestes, et puis l’urgence s’apaise un peu, le temps pour lui de regarder Alexis , ses lèvres rouges, ses yeux encore perdus dans le flou, et ce foutu air amoureux collé au visage. Gael se dit qu’il doit avoir le même, et a un petit rire. Il prend les joues d’Alexis entre les mains, prend soudainement son temps dans l’ouragan qui vient de le saisir. « Tout ce que tu veux, » lui chuchote-t-il. Parce que Gael lui offrirait n’importe quoi pour le rendre heureux.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Mar 7 Juin - 20:54

Gael répond à son baiser sans demander son reste. Il entoure son corps de ses bras et Alexis se colle plus à lui. Il se perd complètement dans ce baiser, sent son corps s'enflammer à la moindre caresse que les mains de son autre lui donne. Il gémit même doucement dans sa bouche, quand Gael glisse ses doigts contre ce point, dans son dos. Et Gael continue, probablement encouragé par ce gémissement que le danseur a laissé s'échapper. Alexis aime être dans cette position, possédé par son ainé. Parce qu'il le fait de bonne grâce, parce que c'est lui qui se laisse posséder et pas parce que Gael l'y oblige. Gael mord sa lèvre, puis vient à nouveau l'embrasser. Alexis soupire dans sa bouche, glisse sa langue contre celle de Gael, va explorer sa bouche, et glisse sa langue contre ses dents avant de sentir la main de Gael dans sa nuque. Le brun sent que son frère a tout autant perdu son souffle que lui. Gael s’éloigne, finalement, Alexis ouvre lentement les yeux alors qu’il l’entend poser sa question. « Ça va, comme ça ? » Alexis hoche la tête. « Tu m’as manqué. » Il exhale, son souffle est court. Le danseur est capable d’exécuter une performance de plusieurs heures, sans avoir le souffle aussi court que maintenant. Gael lui fait perdre tous ses moyens, juste en le touchant. « Tout ce que tu veux, » l’ainé chochotte, comme si l’instant était précieux, à protéger, même contre le son de leurs voix. Alexis sourit, il tire sur sa nuque et vient plaquer sa bouche contre la sienne encore. Puis ses lèvres dévient sur sa mâchoire, et il vient mordiller le lobe de son oreille. « Et toi, qu’est-ce que tu veux ? » Il souffle, là, alors que, déjà, ses mains glissent contre son torse, ses doigts palpent la peau, ses lèvres viennent butiner la peau de son cou. Après tout, il veut le rendre heureux aussi. Il veut que cet instant les soignent tous les deux, réparent ce qu’il y avait de brisé entre eux. Il ne fera rien que Gael ne veut pas.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Mer 8 Juin - 15:11

A moi aussi, tu m’as manqué, lui dit-il de tout son corps. S’endormir à côté de lui et s’empêcher de le toucher, le regarder se détruire sans réussir à faire quoique ce soit, tout ça avait rendu l’aîné impuissant, incapable de faire le moindre geste pour l’empêcher de s’enfoncer. Alors le voir sourire, le sentir contre lui, être l’objet de ses baisers, c’est un soulagement pour lui. Le souffle qui s’échoue dans son oreille met à mal tout son système nerveux en envoyant frisson sur frisson courir le long de sa colonne vertébrale. Il ne répond pas tout de suite à la question de son frère, parce qu’il en est incapable et parce qu’il est tout entier consacré à goûter aux mains d’Alexis sur lui, partout. Il se laisse faire, fait les mêmes gestes en miroir, puis reprend le dessus en fondant sur ses lèvres et s’en emparant comme d’une terre promise.

Et puis, il lui montre ce qu’il veut, glissant ses mains jusqu’à ses reins, aventurant le bout de ses doigts plus loin encore. Quelque chose hurle au fond de lui, il a besoin de plus parce qu’il sait que c’est le seul moyen de prouver qu’il n’a pas changé. Qu’il a toujours pour lui cet amour sans borne et possessif, contenté uniquement quand il le réclame de cette manière un peu trop brutale et sans censure. Il l’aime, même brisé, Gael serait celui qui passerait des années à recoller patiemment les morceaux. Il le connaît par cœur et saurait retrouver chaque pièce pour la glisser à sa place, petit à petit. C’est ce que ses doigts lui disent en glissant contre sa peau, griffant un peu par endroit, le forçant à reculer avec lui pour l’allonger sur le divan. Il est petit et un peu étroit pour eux deux, mais Gael s’en fiche. Il se contente de tout ce qu’il a à sa portée pour pouvoir les satisfaire au plus vite, alors il ne regarde pas les inconvénients, il entraîne Alexis, le force un peu pour que son dos atterrisse sur l’accoudoir opposé et tire ses jambes pour l’allonger correctement. L’urgence se calme, et c’est lentement qu’il noue les jambes d’Alexis autour de ses hanches. Dans la pièce, il n’y a que le son de leurs souffles et le bruit très lointain de la télévision toujours allumée. Gael regarde Alexis, depuis ses yeux, puis descend le regard progressivement le long de son corps, accompagné des mains qui atterrissent jusqu’à ses genoux. Il le trouve magnifique ainsi. Encore plus que lorsqu’il rayonne sur scène. Là, son éclat n’atteint que lui, Gael est seul témoin de sa beauté, seul victime de ce qu’il exhale et le moment n’en est que plus parfait encore. Ils sont coupés du monde, dans leur monde à eux, protégé par une fine bulle qui les protège. Cette même bulle qui avait failli éclater et les laisser sans aucune protection contre la cruauté de l’extérieur… Si pressé jusqu’alors, Gael se découvre plus patient, ses mains prennent un peu plus leur temps et son souffle se calme. Quand il croise de nouveau le regard d’Alexis, il souhaite plus que tout ne pas y découvrir peur et appréhension.
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Lise

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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Mer 8 Juin - 18:25

Alexis attend une réponse, mais qu’à moitié. Il laisse ses lèvres et sa langue glisser contre la peau de son autre, jusqu’à ce que Gael le rattrape, et fonde sur sa bouche. Alexis le laisse faire, il obéit à chaque mouvement que Gael initie. Il ouvre la bouche, suit les mouvements de sa langue, alors que son corps vient se recoller au sien. Gael en profite pour glisser ses doigts dans le creux des reins d’Alexis, qui lâche un gémissement dans sa bouche. Il se colle un peu plus, alors que les doigts de Gael se font aventureux. Alexis adore sentir son touché là, parce que ça rentre dans l’intime, là ou personne n’est censé le toucher, même pour la danse. Ses ongles griffent même la peau d’Alexis, qui tentent de se raccrocher à la réalité mais qui n’y parvient pas. Gael est la seule chose qui existe, et il lui fait entièrement confiance quand Gael l’attire avec lui. Alexis glisse ses doigts contre son torse, et Gael le pousse contre le divan. Son dos se calle contre l’accoudoir, mais Gael le tire pour mieux le placer. Alexis bouge ses mains, atteint avec peine la serviette toujours autour de Gael. Et tire dessus avec un sourire malicieux, qui a rallumé quelque chose dans ses yeux. C’est là que son frère lui prend les jambes et les enroule autour de sa taille. Alexis se laisse faire, et le regard. Il suit des yeux son regard sur lui, et sent le parcours de ses mains sur son torse, ses cuisses, jusqu’à ses genoux. Alexis veut plus, l’impatience brûle ses veines, mais il ne réclame pas. Il lui a fait assez comprendre, Gael sait ce qu’il veut. Alexis le regarde, et quand le regard de Gael se pose à nouveau dans le sien, le danseur n’a que l’amour et l’excitation au fond de ses prunelles. Il tire sur ses jambes, cherche à faire tomber Gael contre lui mais son aîné est dans une bonne position pour émettre une certaine résistance. Alexis pourrait tirer avec plus de force, après tout il est plus musclé que son aîné, dans ses jambes. Mais il n’a pas envie de contrarier les plans de son autre. Il veut être sien, complètement, alors il cesse son manège et reste là, étendu sur le dos, à sa merci. Il le regarde, désormais avec de la provocation dans les yeux. Tout son être lui appartient, et le fait qu’Alexis ne fasse aucun geste pour l’empêcher de s’en emparer en est la preuve.
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Co.

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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Jeu 9 Juin - 18:25

Gael sent son cœur devenir plus léger quand Alexis lui sourit et lui répond aussi. C’est à peine s’il a senti que le plus jeune l’a débarrassé de sa serviette : il est tout entier noyé dans les yeux de son autre et sait très bien qu’il n’en sortira pas avant une éternité. Il n’y a plus qu’Alexis qui compte, Alexis qui s’impatiente sous lui et qui cherche à le faire tomber. Solidement campé sur ses genoux, Gael ne faiblit pas et son sourire s’agrandit plus encore. Alexis est tout simplement magnifique et Gael prend le temps d’apprécier la fine musculature de son corps de danseur, caressant son corps, satisfait de la réaction de son épiderme sous ses mains. La flamme qu’il adore s’est réveillée dans les prunelles de son double, celle qui le met au défi, celle qui lui fait faire n’importe quoi. Il n’a plus tellement de conscience, quand il est regardé comme ça. Gael se retient de tomber sur lui pour l’embrasser à en perdre le souffle, il veut que cela dure, il veut profiter de cet instant qu’il a cru ne jamais pouvoir revivre. Alors il caresse ses lèvres du bout des doigts, les redessine lentement tandis qu’Alexis vient y passer la langue, provocateur. Gael joue le jeu et les glisse lentement dans sa bouche, très lentement, au risque de lui rappeler de mauvais souvenirs, pince ses lèvres lorsqu’il retire ses doigts pour les faire rougir puis les porte à sa propre bouche. L’autre main s’accroche à sa mâchoire, s’immisce jusqu’à son cou, le caresse, puis glisse jusqu’à sa clavicule et retombe sur son torse, côté gauche, y fait une pause. Le cœur tambourine contre sa paume, et ça lui fait du bien. C’est un léger sourire, presque plus pour lui-même que pour son double, qui vient éclaircir son visage. Il est amoureux, et il est en train de faire l’amour à son âme sœur et ça fait naître un sentiment de bonheur incomparable. Le reste n’a tellement plus d’importance.

Gael se décide enfin à retirer le dernier morceau de tissu qui les sépare encore, et ses mains glissent avec une tendresse mêlée à ce qui commence à être de l’impatience pour s’en occuper. Il flatte les fesses d’Alexis, qui l’aide en relevant le dos et, une fois le boxer retiré, Gael écarte un peu ses cuisses pour venir se coller à lui et délivrer un baiser brûlant. Il tire ses lèvres, les mordille, glisse sa langue dans sa bouche pour caresser son palais et finit par dériver jusqu’à son cou qu’il se retient de mordre trop fort. Alexis le laisse faire, et Gael adore ça. Un peu rapidement, il offre une nuée de baisers à sa peau, son torse, son ventre, jusqu’à ce que son menton soit bloqué. Il s’arrête, il le regarde, il sourit. Puis, après une seconde interminable, finit par faire ce qu’il a envie : s’aidant de sa main, il le prend en bouche en glissant précautionneusement ses dents sur lui.
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Lise

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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Jeu 9 Juin - 18:50

Gael ne cède pas aux impatiences de son cadet. Et le cadet, lui, finit par céder à ce pouvoir que son autre à sur lui. Il l’accepte, complètement, et laisse Gael faire de lui ce qu’il veut. En un sens, il faut aussi ça pour lui montrer qu’il lui fait entièrement confiance. Il sait que Gael n’abusera pas de lui, et à cette simple pensée, le brun respire plus lentement. Le restant de peur qu’il pouvait éprouver s’en est allée, et quand Gael glisse ses doigts sur sa lèvre, le danseur vient les lécher avec un sourire malicieux. Son ainé a compris le message provocateur qu’Alexis lui a lancé, et vient glisser ses doigts entre ses lèvres. Alexis enroule sa langue autour de lui, comme il le ferait dans d’autres circonstances, et laisse ses dents griffer doucement la peau déjà abimée des doigts de Gael, alors que son ainé les retire de sa bouche, pour les glisser dans la sienne. Le cœur du danseur bat un peu plus vite vite. L’autre main de Gael vient se glisser contre lui, caresse sa joue, sa mâchoire, et descend sur son cœur. Là, il s’arrête. Alexis n’en peut plus, il a retrouvé un souffle plus ou moins normal et veut se perdre dans les bras de Gael. Il sent une boule de frustration grandir dans son bas-ventre, l’attente est interminable. Mais Gael sourit, il sourit comme ça d’une manière qu’Alexis adore et l’impatience s’en retrouve récompensée rien qu’en le voyant heureux.

Finalement, Gael consent à continuer. Il dénoue les jambes du danseur autour de sa taille et retire le bout de tissus qui le dérange. Alexis se cambre, soulève le dos et les fesses pour lui permettre d’y arriver plus facilement, et joint les jambes en l’air pour que Gael sache complètement le déshabillé. Sa souplesse les aide sans aucun doute pour l’espace restreint que réserve ce canapé. Il écarte les jambes pour lui, même si Gael se charge de pousser sur ses genoux pour le faire, il n’a pas besoin de ça pour s’ouvrir à lui. Et finalement, l’ainé vient écraser son corps contre le sien. Alexis gémit de contentement dans la bouche de son double. Il glisse ses ongles dans son dos, est conscient d’y laisser ses marches alors que Gael se frotte contre lui. Alexis perd son souffle à nouveau dans ce baiser plein de passion qu’ils s’échangent. Puis, quand Gael part embrasser son cou, Alexis lève le menton et se mord la lèvre pour ne pas lâcher de gémissement trop sonore. Ils ont des voisins qui pourraient les entendre, et pour le moment Alexis y pense encore, même si il va rapidement l’oublier. Sans demander son reste, l’ainé part glisser sa bouche un peu partout sur lui, il fait descendre ses lèvres sur son torse, avant de lever les yeux sur lui, quelque part sous son nombril. Alexis le regarde. Voir son ainé dans cette position lui lance un coup d’excitation dans le corps entier, sous forme de frisson, et il se mord la lèvre à nouveau alors que Gael vient finalement glisser sa bouche et ses doigts autour de lui. Alexis soupire, il évite soigneusement de saisir les cheveux de son frère, et s’accroche au dossier du canapé d’un côté, et contre le coussin sur lequel il repose de l’autre. Son dos se cambre au bout de quelques secondes, et les gémissements s’échappent de ses lèvres. Le danseur perd son souffle, alors que les sensations affluent et lui font tout oublier. Il souffle le prénom de Gael plusieurs fois et rejette la tête en arrière en fermant les yeux. Ce que son autre sait faire juste avec ses doigts et sa langue le rend dingue. Il fini par n’en plus pouvoir, et glisse ses doigts sur le crâne de Gael, puis sur sa joue, sous son menton, et il le tire à lui. Il s’empresse de l’obliger à l’embrasser, enroule ses jambes autour de son corps et glisse une main entre eux, sur son torse qu’il griffe sans y faire attention. Et ses doigts arrivent autour de lui. Là il est plus doux, mais impatient aussi, alors que sa langue vient jouer avec celle de son autre.
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Jeu 9 Juin - 19:59

Gael s’applique de toute sa bouche à le satisfaire, écoute chaque son que sa gorge produit et est attentif à chacun de ses mouvements. Répète le coup de langue qui l’a fait gémir, suçote la peau lorsqu’il n’a plus beaucoup de réaction, recommence à le frôler de ses dents quand son dos se cambre. Il s’applique tellement bien qu’il finit par ne plus savoir vraiment où donner de la tête et ne fait qu’obéir à son instinct lorsque le souffle d’Alexis s’emballe et que les muscles de son ventre se durcissent. Gael s’arrange pour changer de position sans s’arrêter, comptant sur la souplesse des jambes de son autre qu’il tire un peu dans la manœuvre. Il sourit quand son prénom s’échappe des lèvres d’Alexis, fier d’être à l’origine de son état. Il sent la main d’Alexis glisser dans ses cheveux, retomber jusqu’à son menton et le tirer et si Gael résiste quelques secondes, il finit par obéir à cette main insistante qui le quémande, écrase ses lèvres contre les siennes et entame un ballet qui se danse à deux. Emprisonné qu’il est contre Alexis, Gael est entièrement heureux. La main d’Alexis, encore tremblante de plaisir, dispense des caresses un peu brutales que le torse de son aîné et trouve ce qu’elle cherche. Gael se tend un peu sous la surprise, soupire dans sa bouche, mord sa lèvre avant de recommencer à jouer avec sa langue. La main d’Alexis est plus douce et délicate que la sienne, le contact est différent mais beaucoup plus excitant parce que c’est sa main. Gael case ses coude autour de la tête de son autre et se soulève un peu pour lui laisser plus de place, mais rapidement n’arrive plus à tenir son équilibre. Il rompt le baiser pour embrasser la mâchoire de son double, et son visage finit par atterrir dans son cou. Il ne respire que son odeur, soupire contre sa peau qu’il embrasse et mordille. Il l’aime, il l’aime, il l’aime, c’est ce qu’il parvient à lui gémir dans l’oreille dont il lèche le lobe, c’est ce qu’il parvient seulement à penser quand le plaisir grimpe sous les gestes. Brusquement, il interrompt tous les gestes de son cadet, emprisonne sa main dans la sienne et l’empêche de bouger. Il se relève sur son autre coude et le regard qu’il lance sur Alexis est plus prédateur. Il libère la main d’Alexis alors qu’il s’éloigne de lui, se réinstalle sur les genoux et remontent ses cuisses autour de ses hanches. Alexis est malléable entre ses doigts, il le laisse tout faire et ça donne à Gael une fierté sans commune mesure, liée à un sentiment de pouvoir enivrant. Alexis se donne, parce qu’il lui fait confiance. Alors, c’est de son devoir de se soucier de son plaisir. Offert ainsi, il laisse à Gael le soin de s’occuper de lui, et l’aîné connaît ce corps encore mieux que le sien. Il caresse ses cuisses, cherche du bout des doigts le point délicat qu’il caresse doucement. Gael est toujours doux malgré son impatience, parce qu’il souhaite plus que tout l’empêcher de souffrir. C’est long, parce que Gael prend son temps en observant chacune de ses expressions, et freine dès qu’il voit une grimace. Quand il l’entend lâcher son prénom une fois de plus, Gael sourit, heureux. « Alex. » Il attend que le regard de son double atterrisse sur lui pour continuer : « Je t’aime. »
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MessageSujet: Re: ( cry, baby, cry. )   Jeu 9 Juin - 21:37

Son ainé est moins bruyant que lui, mais quand il soupire dans sa bouche, Alexis vient mordiller sa lèvre inférieure, comme un signe que ça lui plait, de l’entendre. Il est lent, au départ, sur ses caresses, mais ses mouvements se font de plus en plus rapides. Le danseur ne veut que le bien de Gael, et il aime le savoir au dessus de lui, comme ça. Avec ses coudes posés sur le canapé de part et d’autres de sa tête. Alexis n’a pas arrêté de l’embrasser pendant qu’il bougeait, soulevant même un peu sa tête pour ne pas se détacher de lui. Il a glissé son autre main sur la hanche de son autre, enfonce un peu ses ongles dans sa peau alors que l’ainé s’écrase contre le cadet, et vient embrasser sa mâchoire, avant de perdre son souffle dans son cou. Et il lui lâche des mots, ceux qu’Alexis veut entendre, et son prénom, abandonné comme une dernière confession, contre la peau luisante du plus jeune, après avoir laissé sa langue vagabonder près de son oreille. Alexis a laissé échappé un gémissement, quand Gael a glissé sa langue contre son lobe, parce qu’il adore ça. Ca lui fait avoir des étincelles dans le creux de l’estomac, ça réactive son excitation en un millième de seconde. Le danseur ne s’arrête pas, pas avant que Gael l’y oblige. L’ainé lui prend la main, l’immobilise et remonte sur son coude libre pour le regarder. Alexis frissonne, il connaît ce regard et sait qui est la proie, et qui est le chasseur. Et être la proie de ce chasseur là est tout ce qu’il a toujours voulu. L’excitation est à son comble, le plus jeune ne sait plus attendre et se mord la lèvre sous la tension dûe à l’attente que Gael lui fait subir. Son autre se remet sur les genoux, et libère la main du danseur, qui sait très bien ce qui l’attend. Il laisse Gael prendre ses cuisses, et les placer là où le désire. Alexis relève un peu le bassin, comme pour l’inciter à ne pas s’arrêter, un peu de manière provocatrice, aussi. Il l’aime, c’est pour ça qu’il se donne complètement à lui. Gael sait exactement comment faire en sorte que ça ne lui fasse pas mal, depuis les premières fois. Ca leur a pris un peu de temps, mais désormais Alexis ressort du plaisir de leurs ébats à chaque fois. Le brun se mord doucement la lèvre, devenue rouge à force, et gémit doucement au début. Ses traits sont légèrement tendus, parce que même si Gael fait attention, il lui faut toujours un peu de temps pour pouvoir en retirer totalement du plaisir. Le danseur, finalement, laisse échapper d’autres gémissements de plaisir, et exhale le prénom de son double sans se soucier du ton sensuel et érotique que sa voix a pris. C’est ça que Gael lui fait, c’est comme ça qu’il le rend. « Alex. » L’intéressé pose son regard fiévreux sur celui de son ainé. « Je t’aime. » Il lâche un autre gémissement, plus à cause des gestes de son ainé que ses mots. Ou peut être la combinaison des deux. Alexis tend la main, attrape le poignet de ton ainé à défaut d’atteindre sa main. « Je t’aime. » Il souffle, comme si il avait couru un marathon. « Je t’aime… » Il répète, parce qu’il n’est pas pleinement satisfait de ces mots. Il voudrait signifier plus que ça, mais devra s’en contenter. A la place, d’autres gémissements s’emparent du silence de la pièce.
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